Les humains

 

Histoire : Les humains sont apparus à la fin de la deuxième ère sur les bords du Golfe d’ Hératz (continent méridional). Ils ont su se développer rapidement allant jusqu’à occuper la majeure partie de ce continent à la fin de la quatrième ère. La cinquième ère voit se développer la navigation et, avec elle, l’exploration du continent septentrional jusqu’alors fort peu connu des humains.

 

Devant l’abondance des ressources de ce continent quasiment vierge de toute civilisation, un commerce florissant se met en place. De nombreux comptoirs maritimes émergent le long des côtes de l’actuelle Confédération Sináréenne puis de véritables colonies s'y développent. Ces quelques siècles de l’histoire de l’humanité sont connues sous le nom d’époque « des Grandes Colonies ». Ces colonies donneront naissance, au fil des siècles et suite à la guerre contre les écumeurs - qui coupa le lien avec les métropoles - aux pays septentrionaux tels que décrits dans Le Sceptre Nythahâne.

De la variété des peuples et des races

 

Nezubse abrite un grand nombre de peuplades se distinguant par leur nature, par leurs us et coutumes ou encore par leurs pouvoirs magiques.

 

Cette page vous propose un petit tour d'horizon des principales races présentes dans le livre "Le Sceptre Nythahâne". 

 

En l’an 65 de la 6e ère, les humains sont donc présents sur l’ensemble des deux continents majeurs de Nezubse.

 

Spécificités : Bien que formant une seule et même race, ils se distinguent des autres peuplades de Nezubse par l’hétérogénéité de leurs sociétés et de leurs modes de vie. Cette multitude de cultures différentes s’explique par le découpage politique et le sentiment d’appartenance territorial fort chez les humains. Les conditions de vie ne sont pas non plus les mêmes selon les contrées. La géographie de Nezubse joue effectivement un rôle majeur dans cet éclatement des modes de vie.

 

Les hommes se vêtissent de divers types de matériaux conséquemment à leur localisation. Leur tenue peut aussi répondre, dans certaines contrées, à un code sociétal.

 

Depuis son apparition sur Nezubse, l’homme a toujours vécu en société citadine, se regroupant pour former des bourgades, des villes voire des cité-métropoles (les plus grandes cités humaines). Pour autant, il possède un don certain pour l’agriculture, les travaux manuels et a toujours vénéré la nature et les astres. Depuis peu, cependant, le poids du négoce et des valeurs marchandes tend à faire disparaitre des sociétés humaines la dimension spirituelle au profit du matérialisme notamment auprès des peuples septentrionaux en plein essor du fait des richesses de leurs sols.

Les phaënes

 

Histoire : Les phaënes sont la plus emblématique race issue de Nezubse. Ils vivent le plus souvent dans les immenses forêts ainsi que dans les plaines des îles du couchant au large des côtes du continent méridional d’où ils sont originaires. Toutefois, une communauté importante s’est également établie à la fin de la cinquième ère dans la forêt d’Aphaënaë en bordure de la Pontrésie sur le continent septentrional où ils sont toujours présents.

 

De nombreux signes permettent de supposer que les phaënes occupaient Nezubse avant l’arrivée des hommes mais, ne s’étant jamais aventurés hors de leurs îles jusqu’à la troisième ère, cela est difficile à démontrer.

 

Spécificités : Tout comme les humains, les phaënes vénèrent la nature. Ils prient quotidiennement mais ne possèdent que peu de rituels collectifs : chaque phaëne vit sa foi à sa manière, selon ses propres inclinations.

 

Cette espèce possède une magie puissante lui donnant accès à de nombreuses facultés extrasensorielles telles que la communion avec les esprits et les animaux, l’hypnose ou encore la maîtrise des éléments. Les phaënes ont su tirer avantage de leurs connaissances pour développer un savoir médicinal reconnu dans le monde entier. Les guérisseurs phaënes sont ainsi les meilleurs de tout Nezubse.

 

Ils possèdent la longévité la plus grande parmi les races peuplant cette planète. Il n’est en effet pas rare qu’un phaëne atteigne 120 saisons froides.

 

Percevant la vie comme un tout, une entité seule et indivisible, ils savent faire preuve d’un relativisme et d’un stoïcisme déconcertant pour la plupart des autres races. Dans cette vision de l’univers, les phaënes savent que l’intérêt individuel n’est qu’illusion et que l’intérêt collectif de l’ensemble des âmes, prime sur tout le reste.

 

Apparence physique : Les phaënes se distinguent des humains de par leur peau particulièrement rosée, leurs iris sombres, une pilosité quasi inexistante et leurs longues chevelures que les femmes arborent dans des coiffures en apparence complexes. Les hommes, quant à eux, les laissent tout simplement pendre ou bien les nouent dans leur dos.

 

Quasi insensibles aux changements de température, les phaënes se déplacent généralement pieds nus et portent le plus souvent des vêtements de tissu très amples ou de cuir, plus proches du corps.

Les Kedhbahânes

 

Histoire : Les Kedhbahânes arpentaient Nezubse bien avant l’arrivée des phaënes et des humains. Implanté depuis la nuit des temps dans la steppe du Kedhba (d’où lui vient son nom), ce peuple voue un culte aux lunes ; culte qui se traduit par un grand nombre de rituels traditionnels et de passages obligatoires à tout individu de cette espèce.

 

De par leurs origines très différentes, les Kedhbahânes ne se sont pas approchés des hommes lorsque ces derniers sont allés s’installer sur le continent septentrional en bordure de leurs steppes. De même, les hommes ne se sont jamais intéressés à ces êtres lunaires.

 

Pour autant, lorsque les colons humains sont venus quérir leur aide afin de lutter contre les écumeurs, les Kedhbahânes ont accepté de leur prêter main forte. En 

 

échange, les humains se sont engagés à leur fournir des vivres afin de subvenir aux besoins de la population Kedhbahâne qui ne cessait de croître dans la steppe. Ceci constitue les premiers échanges entre les deux peuples.

 

En l’an 65 de la sixième ère, le Pacte de Cathlama qui conclue l’alliance de la Confédération et du Kedhba est toujours vivace. Les Kedhbahânes assurent la sécurité de l’ensemble des contrés confédérées en échange de quoi ces dernières fournissent le Kedhba en eau, boissons et en nourriture nécessaire à son développement.

 

Spécificités : Peuple issu des astres et non de Nezubse, ils possèdent la magie lunaire (aussi appelée magie astrale) qui leur permet une communication mentale constante entre eux et qui les dote de capacités propres aux êtres descendants des astres.

 

Leurs habitats sont très sommaires. Leurs cités se développent autour de temples auprès desquels ils cultivent une étonnante substance leur permettant de créer de la poussière astrale, un substrat utile dans l’usage de leur magie.

 

Apparence physique : Légèrement plus grands que les humains, la peau pâle, les yeux clairs et les cheveux foncés, les Kedhbahânes sont dotés d’une imposante musculature. Ils sont totalement imberbes, mais leur dos est toutefois recouvert d’un étonnant cresson de poils.

 

Les Kedhbahânes sont le plus souvent vêtus de tenues constituées de lanières de cuir qui s’entrecroisent sur leur corps en laissant visibles les nombreux tatouages qu’ils arborent partout sur le corps.

Les Antésiens

 

Histoire : Les Antésiens sont la première des races intelligentes à avoir vécu sur Nezubse. Issus des astres, tout comme les Kedhbahânes, ils ont commencé à se développer dans la jungle située à la pointe orientale du Désert d’Harmony.

 

Nul ne sait depuis combien de temps les Antésiens arpentent Nezubse mais il semble avéré que ce peuple possédait une magie, une technologie et un niveau de vie incroyable avant même l’apparition de l’homme sur la planète.

 

Les quelques récits Antésiens qui ont subsisté de cette époque font état d’une grande catastrophe qui aurait complètement ravagé et enseveli leurs cités antiques, privant les quelques survivants de leur savoir et d’une grande partie de leurs ressources magiques. Sans foyer, les Antésiens ont alors traversé l’ensemble du Désert d’Harmony, s’installant sur ses bordures, dans les zones les plus propices à la vie ou poursuivant leur route plus loin, notamment sur le continent méridional. Cette période s’appelle le Grand Exode.

 

En l’an 65 de la sixième ère, les Antésiens sont présents en deux endroits sur Nezubse : dans le désert d’Harmony où leur nombre tend à diminuer du fait des nombreux rapts dont ils font l’objet par des groupes d’humains qui les revendent ensuite comme esclaves sur les marchés noirs, ainsi que sur le continent méridional où une grande partie de leur population avait trouvé refuge suite au Grand Exode. Ces deux communautés distinctes n’ont pas entretenu de contacts ni de liens depuis le Grand Exode durant lequel ils se sont séparés.

 

Spécificités : Les Antésiens possèdent la magie astrale (équivalent de la magie lunaire des Kedhbahânes). Tout comme le peuple des steppes, ils utilisaient autrefois des temples appelés « puits astraux » qui leur permettait de disposer de la poussière astrale nécessaire à l’usage et au développement de leur don.

 

Les Antésiens comptaient autrefois de nombreux prophètes. Une abondance de prophéties de ces temps anciens perdurent dans certaines croyances de ce peuple. Leur magie n’a cependant cessé de décroître au fil du temps. L’éloignement du peuple de son berceau naturel à la pointe orientale du désert ainsi que la disparition des fameux puits astraux d’antan semblent en être les principales raisons. Seuls quelques-uns d’entre eux continuent à présenter des capacités magiques, même en l’absence de poussière astrale. Ils sont appelés les « Sages » ou encore les « Maîtres de Guerre » pour ceux se spécialisant dans l’utilisation de leur magie lors des combats.

 

Leur faiblesse a favorisé l’exploitation de ce peuple par les hommes. Ces derniers ont en effet toujours profité du fait qu’ils soient peu armés et dotés d’une magie très faible pour les réduire en esclavage.

 

Apparence physique : les Antésiens ne se différencient des humains que par leur peau dorée et, pour certains, par des marques et tatouages sur le visage. Ces marques caractérisent les dernières lignées de « Sages ».

 © 2014 Les Chroniques de Nezubse, Nicolas Baillencourt, éditions Inspiration.

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